18 septembre 1970, Jimi Hendrix rejoint son Electric Ladyland… Quarante après sa mort, le guitariste brille toujours de son aura artistique. Stéphane Koechlin, chroniqueur et critique musical consacre à ce géant des sixties un excellent ouvrage à travers les yeux de son plus grand fan : Yazid Manou (Blues pour Jimi Hendrix, le castor astral éditeur). Source d’inspiration de générations d’artistes, le fondateur de l’Experience continue d’électriser la planète musique. Parmi ses admirateurs, JC, guitariste des Binuchards.
Ici Magazine : Ton premier souvenir lié à Hendrix ?
JC : C'est mon parrain qui m'a fait découvrir Hendrix quand j'avais 18 ans. Lui-même grand fan (il l'a vu en concert en 68), m'a fait écouter l'album live “Jimi plays Monterey”. Pour être honnête, je n'ai pas accroché tout de suite, car j'écoutais plus de rock avec 2 guitares (AC/DC, Trust, Lynyrd Skynyrd...). Et puis à force d'y prêter une oreille attentive, je me suis dit, mais comment fait ce mec pour faire tout ça avec une seule guitare et en plus, il chante ! Alors, j'ai pris ma guitare, et j'ai commencé à essayer d'en jouer, même si c'était très dur à bosser (et ça l'est toujours) !
Ici Magazine : Ta définition du Voodoo child ?
JC : Je pense que Jimi Hendrix était un immense musicien, un super guitariste (le premier Guitar Hero avec Clapton) et un excellent chanteur ! C'était un grand créateur mais aussi un grand arrangeur, et il aimait bien s'approprier les morceaux des autres pour les jouer à sa façon. Une petite anecdote sympa, Hendrix a joué dans un concert en Angleterre “Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band” des Beattles, 3 jours seulement après la sortie de l'album et ce, en présence de Paul Mc Cartney et George Harrison ! Une version énorme que je préfère très largement à l’originale !
Ici Magazine : Son influence dans ton parcours musical ?
JC : Il est clair qu'il m'a énormément influencé. J'ai beaucoup travaillé la guitare et aussi le chant grâce à lui et j'ai pu expérimenter (mot cher à Hendrix) pas mal de sons et l'improvisation en groupe. J'en ai beaucoup joué avant Les Binuchards que ce soit avec Soho Side (avec Bane et Jean-Marie) ou avec JC Trio (avec Bane et Eric Mimeau à la batterie). Aujourd’hui, j'essaie toujours de lui rendre hommage avec Les Binuchards dans le solo de la chanson “Le sabbat des Mélomanes” !
Ici Magazine : Albums préférés ? Pourquoi donc ?
JC : En premier “Electric Ladyland”, un super album studio. Pour l'époque, il y a des superbes arrangements et un son très novateur ! C’est l'album de la consécration, car Hendrix a pu montrer toute sa créativité et toutes ses “experiences”. Ensuite, j'aime beaucoup “Are You Experienced” qui regroupe beaucoup de ces tubes (Purple Haze, Red House, Foxy Lady…). Dans ses albums live “Jimi Hendrix concerts”, “Live at Wintherland” et bien sûr “Jimi plays Monterey” il donnait la pleine mesure de son talent guitaristique en proposant des versions différentes, des interprétations géniales et des passages d'improvisations hallucinants !
Ici Magazine : Jimi intemporel ?
JC : Pour moi, oui, car sa musique traverse le temps et continue d'influencer pas mal de guitaristes (jeunes ou vieux d'ailleurs). J'aime bien me replonger dedans de temps en temps et j'ai l'impression de redécouvrir à chaque fois, quelques nouveaux riffs, quelques nouveaux plans de guitare. Bref, s'il ne reste qu'un nom dans toute l'histoire du rock'n'roll dans cent ans, ne cherchez pas, ce sera forcément Jimi Hendrix. Et c'est Pete Townsend des Who qui le dit, alors !
La mise en beauté de la mariée |
Votre dépanneur de proximité |
Charme, élégance et séduction |
Agencement, concept et habitat |
Répare vos engins agricoles |